Pourquoi et comment témoigner sa reconnaissance à ses collaborateurs ?

Alors que le travail a pris ces dernières années une dimension de moins en moins concrète, le besoin de reconnaissance s’est imposé comme étant une composante essentielle de la vie au travail. Contrairement aux artisans qui pratiquent des métiers manuels, les employés contribuent à la fabrication de choses immatérielles. Cette notion mérite d’être soulignée car elle agit directement sur le besoin de reconnaissance. Alors que la satisfaction d’un cordonnier repose sur la réalisation d’une prestation matérielle, celle d’un employé est plus difficile à mesurer car elle ne dépend pas d’un objet. L’organisation du travail actuelle veut que les tâches de chaque employé soient détachées les unes des autres, isolées. Par conséquent, les employés ne disposent pas d’occasion de se réjouir de l’accomplissement d’une tâche effectuée du début à la fin. Cloisonnés à leurs fonctions abstraites et ayant le sentiment d’être « interchangeables », les employés ont du mal à s’estimer et sont en quête de reconnaissance. C’est alors que les managers ont un rôle primordial à jouer. Eux seuls sont en mesure de reconnaître, remercier et féliciter leurs collaborateurs. Pour cela, ils peuvent alors avoir recours à plusieurs formes de reconnaissance.

 

La reconnaissance se manifeste sous quatre formes, chacune étant reliée à des pratiques différentes portant sur des facettes du travail ou des personnes. Ces quatre formes sont complémentaires et interdépendantes. D’où, l’importance de n’en négliger aucune.

  • La reconnaissance existentielle se rapporte à la personne ou à l’équipe de travail en tant qu’êtres humains distincts possédant une identité qui leur est propre. Il s’agit, par exemple, de saluer ses collaborateurs, de prendre de leurs nouvelles, de les consulter avant de prendre une décision, etc.
  • La reconnaissance de la pratique de travail concerne la manière dont les employés effectuent leurs tâches. Elle porte sur leurs comportements, leurs compétences ainsi que sur leurs qualités professionnelles. Il s’agit, par exemple, de souligner la qualité d’un travail bien fait, de valoriser les actes innovants, créatifs, etc.
  • La reconnaissance de l’investissement fait référence au degré d’efforts fournis par les employés, indépendamment des résultats obtenus. Il s’agit, par exemple, de remercier les employés pour leur implication dans un projet, de souligner leur investissement lors d’une réunion, de leur accorder davantage de responsabilités, etc.
  • La reconnaissance des résultats est relative au produit final, fruit du travail des employés. Cette forme de reconnaissance est basée sur l’efficacité, l’utilité et la qualité de leur travail. Elle peut, par exemple, se matérialiser par l’attribution d’une prime, une rencontre pour marquer ces accomplissements, la remise d’un courrier personnalisé soulignant que l’objectif a été atteint, etc.

 

La reconnaissance est reconnue comme un levier de mobilisation et de motivation puissant, ce quelque soit le statut de l’employé et le secteur d’activité. La reconnaissance au travail est indispensable à la construction de l’identité des individus. Elle leur permet de donner un sens à leur travail, favoriser leur développement professionnel et personnel, contribuer à leur santé et leur bien-être. Assez d’arguments pour mettre en lumière le fait qu’elle est une véritable alternative constructive aux approches managériales fondées sur le contrôle et la surveillance.

 

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